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Après des semaines de lectures acharnées,
Bookfalo Kill et Clarice Darling s’offrent des vacances bien méritées.
Ils emportent avec eux des ouvrages pour lézarder
sous le soleil et les cocotiers.

Retour le 1er mai!
(Ne vous en faites pas, on a fait notre procuration!)

A très vite.
CD

Wouahou, déjà! On va jouer la symbolique du chiffre 100 même si nous n’avons pas tout à fait 100 critiques (mais 96, bon…)

Pour cet article un peu spécial, nous allons vous faire part, Bookfalo Kill et moi-même, de nos quatre ouvrages préférés et de nos quatre ouvrages détestés parmi ces 100 posts écoulés.

Mais avant, un peu de statistiques et surtout, de remerciements!

Merci à ceux qui nous soutiennent en nous lisant régulièrement, je pense à AlexMotàMots, Holden, La Petite Souris, Hervé Durieux, Guillome, Marianne et tous ceux qui nous lisent sans laisser de commentaires, merci. On n’a pas l’impression de faire ça dans le vide et vous savoir auprès de nous, cela nous motive à lire toujours plus et vous donner nos impressions de lecture. Encore une fois, merci à tous.

Si vous désirez nous suivre, nous venons de créer une page Facebook :

http://www.facebook.com/cannibaleslecteurs 

N’hésitez pas à aimer la page, vous serez ainsi informés directement de nos publications.

Sur 99 posts, nous avons eu 88 commentaires et les livres les plus vus sont (outre la page d’accueil avec 6461 vues) :
- Tuer le père, d’Amélie Nothomb.
Je ne suis pas celle que je suis de Chahdortt Djavann.
- Le passager, de Jean-Christophe Grangé.

Nous avons commencé ce blog en mai 2011 et pour le premier mois, nous avions culminé à 127 vues! Depuis, nous tournons entre 2000 et 3000 vues par mois et ce n’est pas fini! En tout, au 11 mars 2012, vous avez été 15 539 à cliquer sur Cannibales Lecteurs. MERCI !

Parmi toutes nos lectures, voici nos ouvrages préférés :

Le Top 4 de Clarice :
1) Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan.
2) HHhH, de Laurent Binet
3) Et la fête continue d’Alan Riding.
4) Ce qu’il advint du sauvage blanc, de François Garde.

et les flops :
1) Le Poids du papillon, d’Erri De Luca
2) Les secrets de Fantômette de Georges Chaulet.
3) Jayne Mansfield 1967 de Simon Libérati.
4) Du domaine des murmures de Carole Martinez.
Le Top 4 de Bookfalo :
1) Les ronds dans l’eau, d’Hervé Commère.
2) 3″ de Marc-Antoine Mathieu.
3) Serena, de Ron Rash.
4) Retour à Killybegs, de Sorj Chalandon.

et les flops :
1) Lacryma Christi de Carlo Fighetti.
2) Adieu de Jacques Expert.
3) Pour en finir avec le cinéma de Blutch.
4) Les compagnons de la lune rouge, de Claire Mazard.

 Voilà, notre petit interlude se termine par une vidéo bien sympathique. Encore une fois, merci à tous, on continue… et longue vie aux livres papier !

Bonjour à tous,

J’ai critiqué en des termes peu amènes il y a quelques semaines sur ce site le roman de Carlo Fighetti, Lacryma Christi, paru aux éditions Envergure. Pour ceux que cela intéresse, c’était ici : http://cannibaleslecteurs.wordpress.com/2011/11/30/lacryma-christi-de-carlo-fighetti/

Par voie judiciaire, l’auteur a exigé un droit de réponse. Recourir à un avocat était inutile, j’aurais accueilli et publié quoi qu’il arrive son opinion – étant particulièrement conscient qu’une critique aussi rude (mais sincère) pourrait m’attirer une réaction de l’intéressé, ou de son éditrice, et que lui laisser l’espace nécessaire à sa défense serait plus que de bonne guerre.
Bref, j’ai déjà publié son droit de réponse dans les commentaires de l’article, comme il me l’était expressément demandé. Par souci d’honnêteté et de transparence, j’ai décidé de consacrer également un article entier à ce droit de réponse, histoire de lui accorder la visibilité qu’il mérite.

Le voici donc, reproduit bien entendu dans son intégralité. Je n’y ajouterai aucun commentaire et vous laisse, chers amis lecteurs, seuls juges.

Bookfalo Kill

DROIT DE REPONSE DE CARLO FIGHETTI

« Il y a ceux qui subliment leurs pulsions agressives pour les transformer en des réalisations admirables et ceux pour qui le processus semble impossible. Quel magnifique exemple vous donnez de la pulsion de mort dirigée vers l’autre : votre haine de vous-même doit être grande ! Monsieur, je vous plains. Je vous plains très sincèrement.

Difficile en effet de ne pas être frappé par ce qui ressemble à un règlement de compte, une exécution d’où dégoulinent haine et agressivité. Malheureusement, à force de vouloir trop en faire, le comportement devient éminemment suspect et on s’interroge : quels sont donc les mobiles qui vous animent ? Et pourquoi les dissimulez-vous derrière un pseudonyme ? Vos frustrations vous sont-elles insupportables ? Ne craignez-vous pas qu’un jour votre haine se retourne contre vous ? Reconnaissons qu’il est beaucoup plus facile de s’en donner à cœur joie quand on se cache ! Je crains que la « qualification » que vous vous êtes octroyée en lisant vos polars ne vous ait un peu trop monté à la tête. Permettez-moi un conseil : prenez un peu de distance, cela sera certainement bénéfique pour votre santé.

Car, à vous lire, tout est mauvais : le type de livre (vous ne l’affectionnez pas, pourquoi l’avoir lu ?), l’écriture, sans oublier le style (dont vous êtes certainement un spécialiste !). L’éditrice n’est pas épargnée non plus, même si dans une réponse sur votre blog vous semblez le regretter puisque vous écrivez, non sans humour, que vous êtes ennuyé « de tirer un peu (sic !) sur une jeune boite qui se lance ». Illustration clinique et symptomatique de la dénégation. Du haut de votre toute-puissance, vous êtes donc détenteur de la Vérité ! Il n’existe dans vos propos ni nuance, ni subtilité, tout y est rigide, violent, définitif. Pour écrire une critique honnête, il faut avoir du recul et du talent ; et de ces qualités vous n’en n’avez aucune. Votre diatribe manque de consistance, tout comme votre démonstration qui n’est que tentative. Toute critique est légitime, mais encore faut-il savoir parler du fond. Le lecteur ne peut être dupe devant tant de violence.

Venons-en à l’extrait que vous citez et dont le contenu n’avait bien sûr par échappé à ceux dont la tâche était de corriger mon travail (notamment un spécialiste anglophone du polar, universitaire de formation). Remarque préliminaire : extraire un passage et le citer hors contexte sans plus de précisions que les vôtres relève de la malhonnêteté intellectuelle et de l’intentionnalité de nuire. Une rectification aussi : vous présentez le Père Général comme un « haut dignitaire religieux ». S’il est effectivement détenteur d’un grand pouvoir, il n’est en aucune façon un haut dignitaire. « La nature de sa tâche, comme me le soulignait son sous-secrétaire quand j’étais à Rome, n’est pas de servir le pape dans des fonctions de dignité ecclésiastique ». Une précision : tous les domaines dont je parle sont des spécialités que je maîtrise ; elles sont le résultat de formations poussées (postdoctorales) et d’études sur le terrain, par conséquent très éloignées de vos élucubrations… Je ne dépenserai donc pas mon énergie à légitimer ce à quoi vous n’avez manifestement pas accès : n’aborder aucune des thématiques qui constituent la trame de mon livre en est la preuve.

Pour revenir à la tentative d’assassinat du Père Général, vous occultez nombre d’éléments. Premièrement, je vous rappelle qu’il attendait de pied ferme son assassin, tout en étant protégé. Il était donc psychologiquement prêt. Deuxièmement, ceux qui sont — officieusement — ses gardes du corps vous apprendraient que tous les Pères Généraux qui se sont succédé avaient des qualités communes : « des hommes au sang-froid exceptionnel, capables de se défendre eux-mêmes si la nécessité l’impose ». Ce qui est le cas de mon personnage. La description précise que j’en fais pages 33-34 a des implications qui ont dû vous échapper… Vous critiquez enfin les dialogues. Je ris : si vous aviez fréquenté les lieux et personnalités que je cite, vous découvririez combien votre analyse est absurde.

Mais restons-en là. Les romans que vous lisez sont sûrement très bons, mais comme tous les esprits étroits bardés de certitude, vous vous en servez comme des références : c’est là où votre démonstration s’effondre.

J’allais oublier : vous pouvez me rencontrer quand vous voulez. Je doute cependant que vous ayez le courage de sortir de votre anonymat…

Carlo Fighetti ».

Aujourd’hui, 31 Juillet 2011, Bookfalo Kill et moi-même annonçons officiellement la clôture (provisoire!) du blog. 
Nous vous retrouverons avec plaisir dès le 20 Août avec des critiques sur les nouveautés de la rentrée littéraire.
Bonnes vacances à tous. A très vite!

Clarice Darling.

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